Marché de curage de l’ONAS : les chiffres accablent Cheikh Dieng

Dakar – Les récentes déclarations de M. Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), ont tenté de déplacer le débat vers des considérations personnelles et politiques.
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Mais les chiffres officiels des marchés publics racontent une toute autre réalité : une anomalie budgétaire majeure constatée sur le marché de curage géré sous sa direction.

Avant l’arrivée de M. Cheikh Dieng à la tête de l’ONAS, le marché de curage oscillait autour de 600 millions FCFA. Une enveloppe considérée comme normale et habituelle par les techniciens du secteur. Mais dès sa première année de gestion, le montant bondit à 1,324 milliard FCFA, soit plus du double. Une envolée spectaculaire, jamais enregistrée auparavant.

En 2025, après son départ, le budget consacré au même marché retombe aussitôt à 655 millions FCFA, confirmant qu’aucun facteur structurel ou technique ne justifiait une telle hausse. Au total, l’écart atteint 669 millions FCFA, soit une augmentation de plus de 100 % en une seule année. Les experts interrogés sont formels : ni extension du périmètre des travaux, ni innovations techniques, ni inflation sectorielle n’expliquent ce bond. Le retour immédiat à des montants normaux en 2025 prouve le caractère artificiel du marché facturé à 1,324 milliard FCFA. Tout porte à croire à une surfacturation manifeste, assimilable à une tentative d’extorsion de fonds publics. Face à ces chiffres, M. Cheikh Dieng a multiplié les justifications, évoquant des questions périphériques comme l’utilisation de véhicules de service, des recrutements internes ou encore des querelles politiques. Cependant, ces diversions ne changent rien à la réalité : un marché public a doublé de coût sans la moindre justification technique. La vérité des chiffres Le bilan reste sans appel : Avant : environ 600 millions FCFA Pendant (Cheikh Dieng) : 1,324 milliard FCFA Après : 655 millions FCFA Soit une surfacturation injustifiée de 669 millions FCFA. Dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance sont scrutées par l’opinion publique, ces chiffres suffisent à eux seuls à poser question. Et ils laissent peu de place aux diversions politiques.

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