Surfacturation des marchés de l’Onas : L’entreprise Vicas dévoile ses chiffres et accable l’ancien Directeur Général Cheikh Dieng.

Spécial C'est un communiqué rendu public qui est revenu, chiffres à l'appui, sur le marché public de l’ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal) pour l’année 2024 et qui, selon l'entreprise Vicas, ''a été marqué par une surfacturation qui a rapidement soulevé des questions sur la gestion des fonds publics''.
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 C’est là que, plus que jamais, les chiffres ont parlé : ils mettent à nu les incohérences, les dépassements budgétaires DE CHEIKH DIENG ANCIEN DG ONAS  Il s’agissait de Tawfekh Taysir, pour un montant de 649 413 000 F CFA, et Delgas Assainissement, pour 674 842 000 F CFA, soit un total de 1 324 246 000 F CFA. C’était sous la direction de l’ancien Dg cheikh Dieng. Mais ces montants auraient été jugés excessifs, surtout au regard du faible taux d’exécution des marchés : soit 10 % pour Tawfekh Taysir et 37 % pour Delgas Assainissement.   Face à cette situation, l’ONAS avait décidé d’attribuer le marché par procédure d’entente directe. Ainsi, les nouveaux montants pour 2024 s’élèvent désormais à 266 324 000 F CFA pour Vicas et 384 655 574 F CFA pour Delta, soit un total de 610 979 574 F CFA, réduisant de près de moitié le coût initialement prévu. ”Pour 2025, le marché a été attribué en quatre lots afin de rationaliser les coûts et d’améliorer le taux d’exécution : 1. Delgas Assainissement : 182 782 000 F CFA, 2. Kelimane : 185 850 000 F CFA, 3. Vicas : 99 287 000 F CFA, 4. Vicas : 187 502 000 F CFA ”, selon le communiqué. Sous la direction de nouveau DG Seydi Diène, le montant total pour 2025 s’élève à 655 431 000 F CFA, spécifiant la volonté de l’ONAS de maîtriser les dépenses publiques tout en assurant une meilleure exécution des travaux.   ”Si le marché initial surfacturé n’avait pas été annulé, l’État du Sénégal aurait perdu 688 140 000 F CFA par an, soit une perte cumulée de 2 064 420 000 F CFA sur trois ans”, conclut le communiqué.   Cette situation amène à poser la question sur l’appellation exacte d’une telle affaire : certains parleraient de surfacturation, alors que d’autres insinueraient sûrement une mauvaise gestion des deniers publics. Mais dans tous les cas, cette affaire est à suivre pour en savoir davantage sur les contours d’un marché qui a, dès les premières semaines du nouveau régime, occupé l’espace public.

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