Par Perla CHERIFOU – METROACTU
Un épisode tragique, longtemps enfoui dans l’histoire coloniale, mais aujourd’hui reconnu comme l’un des symboles les plus forts de l’injustice subie par les tirailleurs africains.
Cette nuit-là, alors qu’ils réclamaient enfin le paiement de leurs soldes et primes de guerre, les tirailleurs démobilisés du camp de Thiaroye furent violemment réprimés.
Selon les récits transmis, à l’aube, vers 5 heures du matin, les survivants ont été forcés d’enterrer leurs compagnons tombés, au sein même du camp militaire.
Un acte douloureux, qui a traumatisé des hommes revenus d’Europe après avoir combattu pour libérer un continent qui ne leur a pas rendu la dignité qu’ils méritaient.
81 ans après, un devoir de vérité Malgré les décennies, le nombre exact de victimes reste encore controversé. Le silence officiel qui a entouré cette tragédie a longtemps empêché une reconnaissance totale.
Mais aujourd’hui, Thiaroye représente :
un appel à la justice mémorielle,
un combat pour réhabiliter les tirailleurs,
et un impératif de transmission pour les nouvelles générations.
Préserver la mémoire pour mieux construire l’avenir
En 2025, 81 ans après les faits, la commémoration du massacre demeure un moment fort de réflexion nationale. Historiens, familles de tirailleurs, autorités locales et citoyens se rassemblent pour honorer ces hommes oubliés et rappeler que la mémoire n’est pas un choix, mais un engagement.
Pour les familles et pour la nation, le 1er décembre n’est pas une simple date : c’est une promesse de ne jamais laisser tomber dans l’oubli ceux qui ont été sacrifiés.
METROACTU suivra tout au long de la journée les cérémonies, hommages et prises de parole consacrés à cette commémoration nationale.
— REDACTION, METROACTU
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