Nombre de Lectures 3515Apres la récente session plénière à l’Assemblée nationale, le député Pape Djibril Fall face a la presse ce mardi mois d’avril a 16 h , a livré un discours critique, pointant les incohérences du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko.
Se positionnant en sentinelle de la démocratie, il a soulevé plusieurs interrogations sur la capacité du nouveau régime à incarner véritablement la rupture tant annoncée.
Pour Pape Djibril Fall, la priorité devait être la baisse du coût de la vie. Or, plusieurs mois après l’installation du nouveau gouvernement, le panier de la ménagère demeure toujours aussi lourd, voire plus. Le prix du riz, aliment de base pour la majorité des ménages sénégalais, reste élevé, alors même que le pouvoir avait promis un soulagement rapide sur ce front. “Comment parler de rupture si les Sénégalais continuent de souffrir au marché ?”, s’est-il interrogé à la tribune.
Il accuse ainsi le gouvernement d’inaction et d’incapacité à gérer les urgences sociales, tout en soulignant que les mesures annoncées jusqu’ici restent superficielles et tardent à produire des effets concrets. Selon lui, une véritable transformation économique passe par une politique de prix claire, une lutte contre la spéculation, et une réforme des circuits de distribution.
Mais au-delà de l’économie, c’est le fonctionnement des institutions qui cristallise aussi les critiques de l’élu. Pour Pape Djibril Fall, aucune réforme en profondeur n’a été engagée au sein de l’Assemblée nationale, pourtant pointée du doigt pour son manque d’efficacité et sa dépendance vis-à-vis de l’exécutif. “Peut-on parler de changement si les visages, les pratiques et les rapports de force restent les mêmes dans cette enceinte ?”, a-t-il lancé.
Le député estime que la rupture doit aussi être institutionnelle : une réforme des règles de fonctionnement parlementaire, une meilleure représentativité et une séparation claire des pouvoirs sont, selon lui, indispensables pour crédibiliser l’action politique.
En face, le Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas tardé à réagir. Dans un ton ferme, il a rejeté les critiques de Pape Djibril Fall, les qualifiant de populistes et déconnectées des réalités de gestion. Il a assuré que son gouvernement travaille “avec méthode et patience”, et que des résultats seront visibles à moyen terme. Il a aussi rappelé que des réformes structurelles sont en cours, notamment dans les secteurs de la gouvernance, de l’économie et de la justice.
Mais pour une partie de l’opinion, la sortie de Pape Djibril Fall résonne comme un avertissement. Dans un contexte de fortes attentes sociales, le temps des promesses est révolu, et celui des résultats concrets s’impose désormais.
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