Doudou Wade rappelle les règles constitutionnelles à Ousmane Sonko

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Insistant sur l’article 86 de la Constitution et le rôle central de la Commission des Finances, il exhorte au respect des procédures parlementaires face aux craintes d’une hausse des prix du carburant et du coût de la vie.

​Alors qu’Ousmane Sonko annonce que le PASTEF ne votera pas la loi de finances rectificative en l’état, Doudou Wade revient sur les mécanismes constitutionnels encadrant l’adoption du budget. L’ancien parlementaire insiste sur le rôle de l’Assemblée nationale, les prérogatives du Premier ministre et la place du ministre des Finances dans les discussions budgétaires.

​La sortie d’Ousmane Sonko sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026 suscite des interrogations sur les mécanismes institutionnels et parlementaires. Le président du PASTEF a annoncé, ce lundi 19 octobre, que son parti ne voterait pas le texte en l’état, dénonçant notamment la baisse des subventions aux produits pétroliers et la réduction de certains crédits sociaux et d’investissement.

​Dans ce contexte, Doudou Wade apporte un éclairage sur les règles constitutionnelles qui encadrent l’adoption des lois de finances. Dans son intervention, l’ancien responsable parlementaire attire l’attention sur l’article 86, alinéa 6, de la Constitution, relatif à l’engagement de la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale. Il rappelle que le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité de son gouvernement sur un projet de loi de finances. Le texte est alors considéré comme adopté, sauf si une motion de censure déposée dans les 24 heures est votée dans les conditions constitutionnelles prévues.

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