Fadilou Keïta appelle à la responsabilité et à la cohérence morale
Selon les éléments rendus publics, les irrégularités relevées engagent aussi bien l’ancienne présidente du CESE, Aminata “Mimi” Touré, que son prédécesseur, Idrissa Seck, deux figures politiques majeures de la dernière décennie.
Pour Fadilou Keïta, cette situation appelle un sens élevé des responsabilités. Il rappelle que Mimi Touré, longtemps présentée comme une figure emblématique de la lutte contre la corruption — notamment durant les dossiers Habré et Karim Wade — devrait, selon lui, affronter la justice avec la même dignité et la même rigueur qu’elle avait exigées d’autres dans le passé.
Le rapport incriminé n’est pas nouveau : il avait été approuvé par l’ancien Président Macky Sall, mais sa mise en œuvre incombe désormais au gouvernement actuel, notamment au Premier ministre, chargé de conduire l’action publique et d’exécuter les recommandations issues des organes de contrôle.
Pour Fadilou Keïta, cette continuité institutionnelle ne laisse aucune place à l’ambiguïté :
« Elle devra donc faire face à ses responsabilités, de force ou de gré. »
Ce propos souligne la nécessité, selon lui, d’appliquer les recommandations des corps de contrôle sans favoritisme, sans sélectivité et sans calcul politique.
Dans un contexte où la transparence, la moralité publique et la bonne gouvernance sont au centre des attentes citoyennes, Fadilou Keïta estime que toute personne aspirant à rejoindre les rangs des “patriotes” ou à incarner une alternative crédible doit d’abord se conformer aux exigences d’intégrité.
Son message est sans détour :
« Pour se battre avec les patriotes, il faut avoir les mains propres. »
Cette déclaration, percutante, s’inscrit dans le débat national sur la refondation éthique de l’action publique, une priorité affichée par de nombreux acteurs politiques et sociaux depuis l’alternance.
L’affaire du CESE, au-delà des personnes citées, relance une question essentielle : la reddition des comptes doit-elle être un principe constant, au-delà des camps politiques et des conjonctures ?
Pour beaucoup, la réponse est oui. Et les prochains mois montreront si les institutions actuelles iront au bout des procédures engagées.
Fadilou Keïta conclut avec un appel à la cohérence morale : l’exigence de transparence ne peut être à géométrie variable.
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