Cheikh Bara Dolly Vide Son Sac : Vérités crues sur l’Assemblée, le gouvernement et l’économie

Dakar, 27 juin 2025 – Dans un entretien sans détour, Cheikh Bara Dolly a livré un diagnostic sévère sur la gouvernance actuelle et les pratiques parlementaires, appelant à des réformes profondes et urgentes.
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Face à la presse, le député n’a pas mâché ses mots : > « 80% des ministres doivent être remerciés, à commencer par la ministre des Affaires étrangères. C’est un poste capital et mal tenu », a-t-il dénoncé, pointant l’inefficacité et la continuité de pratiques qu’il juge néfastes. Le parlementaire s’en est également pris au ministre de l’Agriculture, l’invitant à « se souvenir que le secteur agricole est la colonne vertébrale de l’économie et que les agriculteurs méritent une attention soutenue ». Cheikh Bara Dolly est revenu sur le système d’allocation de fonds aux députés : « Chaque fin de mois, entre 5 et 10 millions de francs CFA étaient alloués aux groupes parlementaires de la majorité. L’opposition recevait, elle, 3 millions. Est-ce que cela a changé avec le nouveau régime ? Je n’en ai pas l’impression ». Le député El Malick Ndiaye a également été interpellé au sujet des véhicules attribués aux parlementaires : « C’est normal que des véhicules soient achetés, mais en période de difficultés économiques, je ne peux pas cautionner qu’on décaisse 50 millions de francs CFA par véhicule ». Dolly affirme qu’il peut, quant à lui, proposer des véhicules Toyota Prado entre 30 et 35 millions l’unité, offrant ainsi une alternative plus économique. Les investisseurs indiens prêts à injecter 2000 milliards Le parlementaire a révélé que des investisseurs indiens ont manifesté leur volonté d’injecter 2000 milliards de francs CFA au Sénégal via la Banque Centrale : « Ils veulent investir massivement ici, mais ils attendent des signaux clairs », a-t-il précisé. Cheikh Bara Dolly a rapporté que plusieurs ministres lui ont exprimé leur lassitude : « Des ministres des Finances, entre autres, disent que le Premier ministre n’est pas validé. Certains ne se concertent même pas avec Sonko ». « Si mes autorités n’en veulent pas, je partirai au Gabon ou ailleurs, car je ne vais pas mendier », a-t-il conclu, manifestement lassé par les blocages institutionnels.

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