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Là-bas, elle reçoit un nouveau nom : Anna Kingsley, donné par son maître, Zephaniah Kingsley, un riche homme d’affaires anglais.
Mais l’histoire d’Anna ne s’arrête pas à l’esclavage. Contre toute attente, elle devient l’épouse de celui qui l’avait achetée. Femme d’une intelligence et d’une détermination remarquables, elle prend rapidement une place essentielle dans la gestion des plantations et des affaires de son mari. Dès 1811, elle dirige déjà une partie de leurs activités.
Face aux tensions raciales croissantes aux États-Unis, le couple choisit de quitter le pays pour s’installer en Haïti, laissant derrière eux leurs terres. Mais après la mort de son mari en 1843, Anna décide de revenir en Floride avec ses enfants pour récupérer ce qui leur revient de droit.
Un combat difficile l’attend. Sa belle-sœur conteste son héritage, refusant de reconnaître ses droits. S’engage alors une bataille juridique acharnée. Mais Anna, fidèle à sa force de caractère, ne cède pas. Elle finit par remporter le procès, affirmant ainsi sa place et celle de ses enfants.
Elle s’éteint paisiblement en 1870, à Jacksonville, à l’âge de 77 ans, laissant derrière elle l’histoire extraordinaire d’une femme passée de princesse à esclave, puis à femme libre et influente.
Anna Kingsley était également liée à une grande lignée africaine : elle était la demi-sœur de Birayamb Arame Khouredia Ndiaye, ancêtre de Bouna Alboury Ndiaye.
photo restaurée
PAGE MANSOUR BOUNA NDIAYEÉ
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