14 février : le jour où Cheikh Béthio Thioune déclara à Sokhna Aïda Thioune « Yaye man may yaw »

Le 14 février demeure une date particulière dans la mémoire de nombreux disciples de Cheikh Béthio Thioune. Une journée marquée par une déclaration devenue célèbre, souvent citée dans les cercles religieux et dans l’entourage de la famille Thioune.
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Par la Rédaction metroactu perla Cherifou 

Ce jour-là, dans un moment chargé d’émotion et de spiritualité, Cheikh Béthio Thioune prononça une phrase qui allait marquer durablement les esprits, en s’adressant à Sokhna Aïda Thioune :

« Yaye man may yaw »
(Nous somme uni dans la même realité).

Une parole simple en apparence, mais dont la profondeur symbolique continue encore aujourd’hui d’alimenter les discussions, les interprétations et les souvenirs dans le milieu mouride.

Dans l’univers des confréries religieuses, les mots d’un guide spirituel ne sont jamais anodins. Ils portent souvent un sens caché, un message spirituel, une orientation, voire une bénédiction.

Cette déclaration de Cheikh Béthio Thioune, prononcée un 14 février, est aujourd’hui perçue par certains disciples comme une parole forte, un acte d’affection, mais aussi une marque d’honneur accordée à Sokhna Aïda Thioune.

Car dans la culture wolof, le mot « yaye » dépasse largement le sens biologique. Il désigne aussi une personne respectée, protectrice, bénie, une figure qui incarne la douceur et la dignité.

Ainsi, quand Cheikh Béthio Thioune dit :
« Yaye man may yaw »,
il ne s’agissait pas seulement d’une déclaration personnelle, mais d’une phrase lourde de sens.

Beaucoup de talibés estiment que cette phrase reflétait une relation particulière entre le guide et Sokhna Aïda Thioune. Une relation fondée sur la confiance, la proximité, mais aussi sur une mission spirituelle.

Pour certains fidèles, Cheikh Béthio Thioune aurait voulu signifier à travers cette parole qu’il reconnaissait en elle une place importante dans son cheminement et dans son entourage.

D’autres y voient un symbole de fidélité, une preuve d’attachement, un message adressé indirectement aux disciples : celui de l’unité familiale, du respect de l’épouse et du rôle central qu’elle pouvait jouer dans l’organisation spirituelle.

Feu Cheikh Béthio Thioune reste l’une des figures religieuses les plus influentes et les plus médiatisées du Sénégal contemporain. Son charisme, sa capacité à mobiliser des foules, et sa proximité avec les jeunes ont fait de lui un guide spirituel unique.

Ses rassemblements, ses chants, ses enseignements et sa présence sur la scène publique ont marqué une génération entière.

Et parmi les figures associées à son parcours, Sokhna Aïda Thioune occupe une place particulière.

Depuis le rappel à Dieu de Cheikh Béthio Thioune, Sokhna Aïda Thioune s’est retrouvée au centre de l’attention. Admirée pour sa détermination et son engagement, critiquée par d’autres pour son style et ses prises de position, elle demeure malgré tout une personnalité incontournable du paysage religieux.

Mais pour ses partisans, elle représente une continuité spirituelle, une femme investie d’une mission, portée par l’héritage d’un homme qui a marqué l’histoire du mouridisme.

Et cette fameuse déclaration du 14 février est souvent évoquée comme un signe, une preuve que Cheikh Béthio Thioune lui accordait une place particulière.

Au Sénégal, certaines dates deviennent des repères spirituels. Certaines paroles deviennent des symboles. Le 14 février, dans l’histoire de Cheikh Béthio Thioune et de Sokhna Aïda Thioune, fait partie de ces moments qui ne disparaissent pas.

Car au-delà de la phrase, ce souvenir rappelle l’intensité d’un lien, la force d’une relation, et l’importance de la fidélité dans le chemin religieux.

« Yaye man may yaw » n’est donc pas une simple déclaration.
C’est un souvenir puissant. Un témoignage. Un symbole.

Et pour beaucoup de disciples, ce 14 février reste un jour gravé dans l’histoire.


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